Revue de presse

La presse nationale et internationale parle de PRESAGE : notre équipe, nos professeurs et nos cours.

 
L’invité du 5/7 du lundi 13 juillet est Françoise Milewski

L’invité du 5/7 du lundi 13 juillet est Françoise Milewski, économiste à l’Observatoire Français des Conjonctures Economiques (OFCE) et co-directrice du programme de recherche et d’enseignement des savoirs sur le genre (PRESAGE) à Sciences Po Paris. A l’occasion du 50e anniversaire de la promulgation de la loi autorisant les femmes à exercer une profession sans l’autorisation de leur mari et à gérer librement leurs biens, nous faisons le point sur la place des femmes dans le monde du travail et leur exposition toujours importante à la précarité.  

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Travail des femmes : une conquête inachevée

Le 13 juillet 1965, une loi autorisait les femmes mariées à travailler sans l'autorisation de leur mari. 50 ans après, les inégalités perdurent. Interview.

La loi du 13 juillet 1965 sur les régimes matrimoniaux a autorisé les femmes mariées à ouvrir un compte en banque en leur nom propre et à travailler sans l'autorisation de leur époux. Une conquête tardive (!) et inachevée : 50 ans plus tard, Hélène Périvier, économiste à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), estime à l'AFP que c'est le "statu quo inégalitaire" qui règne sur le marché du travail.

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Les pères séparés supportent-ils un sacrifice de niveau de vie plus important que leur ex-conjointe ?

Hélène Périvier OFCE-PRESAGE

L’étude récente publiée par France Stratégie portant sur le partage des charges liées aux enfants après une séparation fait grand bruit (voir notamment Osez le féminisme,Abandon de famille, mais aussi SOS papa…). Ce travail analyse l’évolution du niveau de vie des deux ex-conjoints en tenant compte de l’interaction entre le barème indicatif de pensions alimentaires et le système fiscalo-social. Cette perspective est stimulante car il s’agit de voir si la redistribution opérée par l’Etat social intègre de façon juste et équitable les coûts de l’enfant supportés par chaque ex-conjoint.

On y lit qu’après une séparation, les niveaux de vie des deux ex-conjoints diminuent fortement. De plus, les simulations de cas-types réalisées « indiquent que l’application du barème [ barème indicatif  de référence fourni aux juges] aboutit en l’état actuel de la législation socio-fiscale à ce que la charge des enfants entraîne un sacrifice de niveau de vie sensiblement plus important pour le parent nongardien que pour le parent gardien ». Autrement dit, les pères séparés consentiraient à un  sacrifice de niveau de vie plus important que les mères, si le juge appliquait à la lettre le barème indicatif. Selon, le ministère de la Justice ce barème n’est pas appliqué par les juges, tant les situations sont à chaque fois spécifiques. Cette étude porte donc sur ce que serait le niveau de vie des parents séparés si le barème était appliqué, et non pas sur le niveau de vie effectif. Or, le tableau des résultats présenté dans la note en première page est titré  « Estimation de la perte de niveau de vie supportée par les parents de deux enfants (en pourcentage par rapport à une situation sans enfant, calcul net des aides publiques)». Qui lira vite, pensera qu’il s’agit de la situation réelle des parents séparés.

tl_files/presage/images/icons/web.jpg lire l'article complet sur le Blog de l'OFCE

La simplification au péril de l’égalité

par Françoise Milewski et Hélène Périvier

Légiférer pour porter l’égalité

Les lois sur l’égalité salariale et professionnelle ont connu un long cheminement depuis 1972, de l’affirmation du principe d’égalité à la production d’un diagnostic chiffré permettant de donner corps aux inégalités (via le rapport de situation comparée, élaboré dès 1983 dans la loi Roudy) et à l’obligation de négocier. La loi de 2006 a ouvert la voie aux sanctions financières contre les entreprises récalcitrantes, concrétisées par un article de la loi sur les retraites de 2009. Les tentatives d’amoindrir la portée de la loi furent nombreuses jusqu’en 2012 où les choses ont été peu ou prou clarifiées : les entreprises sont désormais contraintes de réaliser un rapport de situation comparée (RSC) qui rend compte annuellement de l’état des inégalités dans des domaines bien définis ; elles doivent entamer une négociation sur l’égalité professionnelle et salariale et, faute d’accord, elles sont tenues de faire un plan d’action unilatéral. Le contrôle est exhaustif, par le dépôt auprès de l’administration des accords ou des plans (et non plus aléatoire comme dans les premières formulations du décret d’application). Les entreprises qui ne seraient pas en conformité avec la loi sont mises en demeure de s’y conformer sous peine de sanctions financières pouvant aller jusqu’à 1 % de la masse salariale.

L’obligation de négocier active la prise en charge collective de cette question. Depuis 2012, le nombre d’accords signés s’est accru, tout comme les mises en demeure et les sanctions. Certes, le contenu des accords ou des plans est souvent encore trop général, mais c’est un début. La loi-cadre du 4 août 2014 sur l’égalité a complété et renforcé le dispositif.

Lire l'article complet sur le site du blog de l'OFCE

Infinités Plurielles : 140 scientifiques vous parlent de science

Commandée par le M.E.S.R., l'exposition itinérante "Infinités Plurielles" de Marie-Hélène Le Ny présente 140 femmes scientifiques. De la chimie à l'astrophysique en passant par l'histoire, la philosophie ou l'aéronautique, jeunes chercheuses, professeures ou ingénieures racontent les recherches les plus étonnantes, entraînant le public avec passion dans les coulisses mystérieuses de notre monde.

Découvrir infinités Plurielles

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© Marie-Hélène Le Ny

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ASSISES DE L'IEC 2017 "Contre le sexisme: corps en action" 23-06-2017

Université Paris Diderot, amphithéâtre Buffon, 15 rue Hélène Brion (Paris 13e), 9h-18h

Les 9es Assises de l’IEC visent à montrer que les actions et les stratégies de résistance au sexisme sont multiformes.

Qu’il soit brutal ou insidieux, le sexisme prend aujourd’hui une importance nouvelle dans des stratégies politiques conservatrices qui manient sans complexe la misogynie, l’homophobie, les attaques contre les acquis féministes et les analyses en termes de genre. Alors que nos sociétés se réfèrent à des valeurs d’égalité, le sexisme est encore et toujours producteur d’inégalités et de discriminations. Parent du racisme, qu’il redouble parfois, il s’appuie, comme ce dernier, sur une représentation caricaturale et essentialiste des corps, qui semblent n’exister que pour incarner une masculinité hégémonique et une féminité soumise, disponible, séductrice. Mais il n’y a pas de fatalité au sexisme, les réponses sont nombreuses et actives

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