Revue de presse

La presse nationale et internationale parle de PRESAGE : notre équipe, nos professeurs et nos cours.

 
La famille où les enfants n'ont pas de sexe

[...] Manuels scolaires. Dans une version plus économique que philosophique, le genre opère comme une grille de lecture pour lutter contre les discriminations faites aux femmes, sujet auquel le passage de DSK au Sofitel de New York aura, brièvement mais vigoureusement, redonné de l'actualité. L'Onu en 1995, puis le Parlement européen ont adopté cette terminologie du genre, car elle habille d'un vernis de modernité tous les travaux visant à comprendre la place donnée dans nos sociétés à la moitié du genre humain."Je ne nie pas la différence des sexes, mais je cherche à comprendre pourquoi, en son nom, on a construit un système inégalitaire et discriminant ", résume Françoise Milewski, économiste au centre de recherche en économie à Sciences po. Ainsi, les gender studiesà la française cherchent à expliquer pourquoi les femmes gagnent forcément moins, passent trois fois plus l'aspirateur, ou "pourquoi les médicaments ne sont testés que sur des hommes, mais consommés pour moitié par des femmes, pour lesquelles ils sont de fait moins adaptés". Signe que la thématique gagne du terrain, elle sera, à partir du mois de septembre, enseignée comme une matière obligatoire à Sciences po Paris, sous la direction de Françoise Milewski. Au comité scientifique du programme, l'historienne et philosophe Elisabeth Badinter et l'anthropologue, ô combien attachée à la différence des sexes, Françoise Héritier. Preuve donc que le "genre" n'est pas qu'un délire antihétérosexuel, mais un moyen de remédier à la domination masculine en aspirant à un changement de modèle dans l'éducation, l'orientation scolaire, les mentalités. Entre ces deux pôles, la version militante à l'américaine et l'outil de recherche à la française, les études sur le genre sont sujettes à la confusion. D'où la polémique qui enfièvre les associations familiales catholiques, ulcérées de voir le "genre" s'immiscer, pour le moins maladroitement, dans les manuels scolaires de sciences de la vie et de la Terre pour les classes de premières L et ES. 35 000 signataires d'une pétition sur la Toile, lettre ouverte de Christine Boutin au ministre de l'Education nationale, menaces de certains établissements privés d'éditer leurs propres manuels... Au départ, une note dans Le Bulletin officiel du 30 septembre 2010 enjoignant aux enseignants de SVT de laisser la place dans leur programme à un chapitre intitulé : "Devenir homme ou femme" : "Ce sera l'occasion d'affirmer que, si l'identité sexuelle et les rôles sexuels dans la société avec leurs stéréotypes appartiennent à la sphère publique, l'orientation fait partie de la sphère privée." Autour du verbe, cher à Simone de Beauvoir, "devenir homme ou femme", les éditeurs ont brodé.
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Affaire DSK : les féminismes craignent un retour de bâton

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Un "avant" et un "après"
Résultat, après le revirement de la justice américaine, «une parenthèse va sans doute se refermer, craint Laure Bereni, sociologue au CNRS. Dans l'affaire DSK, le viol supposé était vu comme l'apogée d'un continuum de comportements qui, jusque-là, n'avaient pas été jugés choquants. Cette affaire avait permis de repolitiser le harcèlement».
Un précédent hante aussi la mémoire de nombreuses féministes. En 2002, une affaire de harcèlement sexuel visant le démographe Hervé le Bras, médiatisée par le collectif Clasches, avait elle aussi provoqué un vaste débat sur le harcèlement sexuel − elle s'était finalement conclue par un non-lieu pour l'universitaire. «À l'époque, le débat s'était brutalement refermé, comme si rien ne s'était passé, rappelle Éric Fassin, sociologue et professeur à l'École normale supérieure. Depuis, on ne parlait plus des violences envers les femmes que dans les banlieues ou chez les immigrés.»
«Il serait dommageable et dangereux que ce qui est arrivé à DSK soit utilisé pour décrédibiliser la parole de femmes qui se disent victimes de viols, d'agressions sexuelles ou de harcèlement», s'inquiète aussi Hélène Périvier, responsable du programme de recherches sur le genre (Presage) de Sciences-Po.

 

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Frenchwomen Weigh Impact and Fallout Of Strauss-Kahn Case

Helene Perivier, co-director of the gender program at the Institut d'Etudes Politiques in Paris, agreed that a deeper soulsearching had started about gender relations. "It raised questions that went well beyond his particular case and that of his guilt," she said. "People have started raising questions about the relations between men and women in
France, and those questions won't go away."

But Ms. Perivier, like others, warned that the inconsistencies that have apparently emerged in the account of Mr. Strauss-Kahn's accuser risked discrediting future reports of sexual violence. "If he gets acquitted, the risk is that next time something like this happens, people will point to the precedent," she said. False reports of rape and sexual violence are statistically rare, she said, "but it suffices to cement doubts and discredit the word of women going to the police in the future."

 

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Les femmes, ces invisibles de l’administration

La part des femmes dans les emplois de direction augmente si faiblement que, comme le note Françoise Milewski dans la lettre de l’OFCE du 4 mars dernier (1), « au rythme actuel, il faudrait attendre soixante ans pour que la représentation des femmes y atteigne celle qu’elles ont parmi les cadres ».

Un enseignement obligatoire à Sciences Po

" Nous associons une réflexion sur la construction identitaire de la personne à des approches socio-économiques qui mettent en évidence les inégalités entre les femmes et les hommes sur le marché du travail, dans les lieux du pouvoir ou dans la sphère privée », explique Françoise Milewski, l'une des responsables du programme.

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