Revue de presse

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Du Grain à moudre "L'Etat doit-il défendre "une certaine idée de la famille" ?"

Emission en partenariat avec le journal La Croix, co-animée avec Guillaume Goubert. Emmanuel Macron et Marine Le Pen défendent des visions antagonistes de la famille. Mais jusqu'où l'Etat est-il légitime à intervenir dans ce domaine ?

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Intervenants

Tout les oppose, y compris leur vision de la famille. Plutôt conservatrice chez Marine Le Pen, plutôt libérale du côté d’Emmanuel Macron. Elle abrogera le Mariage pour tous si elle est élue. Il étendra la PMA à l’ensemble des femmes s’il arrive au pouvoir.

La politique familiale reste un déterminant important des clivages politiques. Et restera comme un des marqueurs forts du quinquennat qui s’achève. Dans ses avancées comme dans ses échecs. La loi Taubira ne doit pas faire oublier à la majorité qu’elle fut incapable de faire passer, début 2014, sa loi sur la famille. Le projet fut reporté sine die : il n’est jamais réapparu.

Dans le cadre de notre partenariat mensuel avec le journal La Croix, consacré depuis le mois de septembre aux grands débats électoraux de la présidentielle, la famille s’imposait comme un thème incontournable. En posant la question du rôle de l’Etat dans ses évolutions : accompagner, protéger, remodeler… ?

"L’Etat doit-il défendre "une certaine idée de la famille" ?"


Le Traité de Rome et l’égalité

par Hélène Périvier

Traité de Rome : Article 119, Titre VIII, « Politique sociale, éducation, formation professionnelle et jeunesse », chapitre 1 : « Dispositions sociales » : Chaque État membre assure au cours de la première étape, et maintient par la suite, l’application du principe de l’égalité des rémunérations entre les travailleurs masculins et les travailleurs féminins pour un même travail.

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Les institutions européennes se targuent d’avoir comme valeur fondatrice le principe d’égalité femmes-hommes[1]. Il est vrai que dès le Traité de Rome, la question de l’égalité de rémunération a fait l’objet de négociations qui ont abouti à l’adoption de l’article 119  garantissant « l’application du principe de l’égalité des rémunérations entre les travailleurs masculins et les travailleurs féminins pour un même travail ».

A y regarder de plus près, les motivations ayant conduit les pays signataires à adopter cet article ne sont pas liées, du moins pas directement, à des considérations de justice, ou de valeurs égalitaires auxquelles les pays membres auraient adhéré dès le départ, faisant ainsi de l’égalité une « valeur » fondatrice des institutions européennes. Non, les motivations sont avant tout d’ordre économique.

Le Traité de Rome vise l’intégration économique et non pas une union politique ou sociale. Reconstruire la généalogie de l’article 119 éclaire la tension entre les questions économiques liées à l’organisation des échanges et de la production et les questions sociales, notamment celles liées à la justice et à l’égalité.

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L’égalité doit-elle être rentable?

C’est devenu un argument choc des politiques d’égalité : intégrer plus de femmes ou des profils divers dans les rouages supérieurs de l’économie serait gage d’efficacité. Une valeur ajoutée. Le mouvement est parti du monde de l’entreprise où parité et diversité sont vendues depuis des années comme facteur de performance. Ce maquillage économique d’un principe de justice permet de séduire des décideurs pas toujours convaincus par la seule portée théorique de l’engagement. Très vite, cette stratégie a essaimé. Jusque dans les administrations et au sommet de l’Etat. Dans un rapport sur les discriminations, publié en septembre par le commissaire général Jean Pisani-Ferry, aujourd’hui conseiller économique d’Emmanuel Macron, la réduction des discriminations sur le marché du travail est évaluée comme un gain de 80 à 310 milliards d’euros. «Parler de la lutte contre les inégalités en termes de coût - bénéfice ouvre une brèche et devient un danger pour les investissements sociaux, analyse Hélène Périvier, de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), spécialiste des politiques familiales et sociales. Et si on se rendait compte que la discrimination rapportait, que deviendrait le principe de justice ?»

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Une politique pour corriger les inégalités hommes / femmes

Xerfi Canal TV a reçu Hélène Périvier, Economiste à l’OFCE, pour parler des inégalités hommes / femmes.

Une interview menée par Thibault Lieurade.

En savoir plus : http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/pbrief/2017/pbrief11.pdf

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Le corps des femmes en marche

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Journée spéciale "Ecrire le monde moderne « La longue marche des femmes » sur france Culture et dans les Chemins de la philosophie avec la philosophe Geneviève Fraisse

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ASSISES DE L'IEC 2017 "Contre le sexisme: corps en action" 23-06-2017

Université Paris Diderot, amphithéâtre Buffon, 15 rue Hélène Brion (Paris 13e), 9h-18h

Les 9es Assises de l’IEC visent à montrer que les actions et les stratégies de résistance au sexisme sont multiformes.

Qu’il soit brutal ou insidieux, le sexisme prend aujourd’hui une importance nouvelle dans des stratégies politiques conservatrices qui manient sans complexe la misogynie, l’homophobie, les attaques contre les acquis féministes et les analyses en termes de genre. Alors que nos sociétés se réfèrent à des valeurs d’égalité, le sexisme est encore et toujours producteur d’inégalités et de discriminations. Parent du racisme, qu’il redouble parfois, il s’appuie, comme ce dernier, sur une représentation caricaturale et essentialiste des corps, qui semblent n’exister que pour incarner une masculinité hégémonique et une féminité soumise, disponible, séductrice. Mais il n’y a pas de fatalité au sexisme, les réponses sont nombreuses et actives

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