Revue de presse

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Versus-écouter - Ecouter-sans voir: la chasse aux discriminations 2/2

Hélène Périvier est l'invitée de cette émission 

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La seule vision de l'acte musical est-elle susceptible de modifier notre perception auditive? 
A la faveur d'un concert à l'aveugle intitulé "Rien à voir" et organisé conjointement par le Festival Lavaux-Classic et Espace 2, le 28 juin au Temple de Cully, deux émissions sont consacrées aux diverses discriminations émaillant l'histoire de la musique.
Deux des auteurs d'un travail de recherche portant sur l'impact du paravent dans la lutte contre les discriminations sexuées, ethniques ou portant sur l'âge ou les handicaps, Hélène Périvier et Hyacinthe Ravet abordent deux aspects de leur travail qu'elles ont réalisé au sein des orchestres parisiens:
1. Les femmes en musique (15 juin 10h.10)
2. Le paravent comme panacée à la discrimination (16 juin 10h.10)

faut-il allonger la durée du congé de paternité ?

Hélène Périvier est l'invitée de RTL

25' minutes 

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Du Grain à moudre "L'Etat doit-il défendre "une certaine idée de la famille" ?"

Emission en partenariat avec le journal La Croix, co-animée avec Guillaume Goubert. Emmanuel Macron et Marine Le Pen défendent des visions antagonistes de la famille. Mais jusqu'où l'Etat est-il légitime à intervenir dans ce domaine ?

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Intervenants

Tout les oppose, y compris leur vision de la famille. Plutôt conservatrice chez Marine Le Pen, plutôt libérale du côté d’Emmanuel Macron. Elle abrogera le Mariage pour tous si elle est élue. Il étendra la PMA à l’ensemble des femmes s’il arrive au pouvoir.

La politique familiale reste un déterminant important des clivages politiques. Et restera comme un des marqueurs forts du quinquennat qui s’achève. Dans ses avancées comme dans ses échecs. La loi Taubira ne doit pas faire oublier à la majorité qu’elle fut incapable de faire passer, début 2014, sa loi sur la famille. Le projet fut reporté sine die : il n’est jamais réapparu.

Dans le cadre de notre partenariat mensuel avec le journal La Croix, consacré depuis le mois de septembre aux grands débats électoraux de la présidentielle, la famille s’imposait comme un thème incontournable. En posant la question du rôle de l’Etat dans ses évolutions : accompagner, protéger, remodeler… ?

"L’Etat doit-il défendre "une certaine idée de la famille" ?"


Le Traité de Rome et l’égalité

par Hélène Périvier

Traité de Rome : Article 119, Titre VIII, « Politique sociale, éducation, formation professionnelle et jeunesse », chapitre 1 : « Dispositions sociales » : Chaque État membre assure au cours de la première étape, et maintient par la suite, l’application du principe de l’égalité des rémunérations entre les travailleurs masculins et les travailleurs féminins pour un même travail.

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Les institutions européennes se targuent d’avoir comme valeur fondatrice le principe d’égalité femmes-hommes[1]. Il est vrai que dès le Traité de Rome, la question de l’égalité de rémunération a fait l’objet de négociations qui ont abouti à l’adoption de l’article 119  garantissant « l’application du principe de l’égalité des rémunérations entre les travailleurs masculins et les travailleurs féminins pour un même travail ».

A y regarder de plus près, les motivations ayant conduit les pays signataires à adopter cet article ne sont pas liées, du moins pas directement, à des considérations de justice, ou de valeurs égalitaires auxquelles les pays membres auraient adhéré dès le départ, faisant ainsi de l’égalité une « valeur » fondatrice des institutions européennes. Non, les motivations sont avant tout d’ordre économique.

Le Traité de Rome vise l’intégration économique et non pas une union politique ou sociale. Reconstruire la généalogie de l’article 119 éclaire la tension entre les questions économiques liées à l’organisation des échanges et de la production et les questions sociales, notamment celles liées à la justice et à l’égalité.

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L’égalité doit-elle être rentable?

C’est devenu un argument choc des politiques d’égalité : intégrer plus de femmes ou des profils divers dans les rouages supérieurs de l’économie serait gage d’efficacité. Une valeur ajoutée. Le mouvement est parti du monde de l’entreprise où parité et diversité sont vendues depuis des années comme facteur de performance. Ce maquillage économique d’un principe de justice permet de séduire des décideurs pas toujours convaincus par la seule portée théorique de l’engagement. Très vite, cette stratégie a essaimé. Jusque dans les administrations et au sommet de l’Etat. Dans un rapport sur les discriminations, publié en septembre par le commissaire général Jean Pisani-Ferry, aujourd’hui conseiller économique d’Emmanuel Macron, la réduction des discriminations sur le marché du travail est évaluée comme un gain de 80 à 310 milliards d’euros. «Parler de la lutte contre les inégalités en termes de coût - bénéfice ouvre une brèche et devient un danger pour les investissements sociaux, analyse Hélène Périvier, de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), spécialiste des politiques familiales et sociales. Et si on se rendait compte que la discrimination rapportait, que deviendrait le principe de justice ?»

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