Femmes, genre et politique en Afrique

Campus de Paris
Semestre : Printemps
 
Nombre de séances : 12 Nombre d'heures : 24
 
Langue
d'enseignement :
FR
Secrétariat pédagogique :
Méthode pédagogique :
Méthode de validation :
Enseignant :
Emmanuelle Bouilly
doctorante
Résumé du cours :

Descriptif du cours

Cet enseignement se propose d'analyser dans une perspective transdisciplinaire - alliant science politique, sociologie, histoire et gender studies- la participation et l'intégration des femmes africaines à la vie politique tant à l'échelle nationale que continentale (Afrique subsaharienne et Afrique du Nord). L'activité politique des femmes africaines – conventionnelle (droit de vote, métier politique, militantisme partisan, instances électives et gouvernementales) et non-convetionnelle (mouvements sociaux, militantisme associatif, résistances par "le bas") – et leurs interactions avec le champ politique seront étudiées au prisme du genre. Les études de cas en période coloniale et postcoloniale porteront notamment sur les résistances à la colonisation, les luttes de libération nationale, les féminismes africains, les émeutes et révoltes, les politiques de "promotion de la femme", les effets de l'accès aux arènes politiques, la division sexuelle du travail politique et militant, les carrières de leaders féminines.

Format pédagogique

Le cours repose sur des présentations orales individuelles et collectives, des discussions et débats ainsi que le visionnage de films ou documentaires. Des intervenant.e.s extérieur.e.s pourront être invité.e.s.

Mode de validation

La validation s'effectue uniquement par contrôle continu. L'évaluation repose sur 3 exercices : (1) un exposé (40%) individuel ou en binôme sur l'un des thèmes de la semaine (lectures obligatoires à l'appui) ; (2) un compte-rendu de lecture (40%) de 3 à 5 pages sur l'un des ouvrages proposés; (3) la participation orale en cours (20%) évaluera la maîtrise des lectures obligatoires et l'investissement dans les débats.

Charge de travail

Deux à trois textes en français ou anglais sont à lire chaque semaine. Il peut s'agir de lectures théoriques ou d'études de cas extraites de chapitres d'ouvrage, articles scientifiques, coupures de presse ou rapports.

Conférence de méthode :
Oui
Non
 
Lectures principales demandées :

Lectures principales demandées

Coquery-Vidrovitch, Catherine. 1994. Les Africaines¿: histoire des femmes d'Afrique noire¿: du XIXe au XXe siècle. 1 vol. Paris, France: Desjonquères.

 

Lectures complémentaires demandées

  • Geiger, Susan, Nakanyike Musisi, et Jean Marie Allman, éd. 2002. Women in African colonial histories. Bloomington, Ind.¿; Indianapolis, Ind., Etats-Unis: Indiana University Press.
  • Goerg, Odile. 1997. « Femmes africaines et politique¿: les colonisées au féminin en Afrique occidentale ». Éd par. Catherine COQUERY-VIDROVITCH et Françoise Thébaud. CLIO. Histoire, femmes et sociétés (6) (novembre 1). doi:10.4000/clio.378. http://clio.revues.org/378.
  • Goetz, Anne Marie, et Shireen Hassim, éd. 2003. No shortcuts to power¿: African women in politics and policy making. Democratic transition in conflict-torn societies¿; 3. London¿: Zed Books¿; Cape Town, Royaume-Uni: David Philip.
  • Tripp, Aili Mari, Isabel Maria Casimiro, et Joy C. Kwesiga. 2009. African women's movements¿: transforming political landscapes. Cambridge¿; New York, Royaume-Uni, Etats-Unis: Cambridge University Press.
 

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ASSISES DE L'IEC 2017 "Contre le sexisme: corps en action" 23-06-2017

Université Paris Diderot, amphithéâtre Buffon, 15 rue Hélène Brion (Paris 13e), 9h-18h

Les 9es Assises de l’IEC visent à montrer que les actions et les stratégies de résistance au sexisme sont multiformes.

Qu’il soit brutal ou insidieux, le sexisme prend aujourd’hui une importance nouvelle dans des stratégies politiques conservatrices qui manient sans complexe la misogynie, l’homophobie, les attaques contre les acquis féministes et les analyses en termes de genre. Alors que nos sociétés se réfèrent à des valeurs d’égalité, le sexisme est encore et toujours producteur d’inégalités et de discriminations. Parent du racisme, qu’il redouble parfois, il s’appuie, comme ce dernier, sur une représentation caricaturale et essentialiste des corps, qui semblent n’exister que pour incarner une masculinité hégémonique et une féminité soumise, disponible, séductrice. Mais il n’y a pas de fatalité au sexisme, les réponses sont nombreuses et actives