Sociologie au prisme du genre

Cours séminaire dans la majeure de Sociologie
Semestre : Printemps
 
Nombre de séances : 12 Nombre d'heures : 24
 
Langue
d'enseignement :
FR
Secrétariat pédagogique :
+ 33 1 45 49 54 77
Méthode pédagogique :
Cours séminaire collège 2nd année
Méthode de validation :
Contrôle continu
Enseignant :
Marta Dominguez
Associate Professor en sociologie, Sciences Po OSC / EGERA
Résumé du cours :

Alors que le genre structure fortement l’ensemble des rapports sociaux et des catégories de pensée, la sociologie française, jusqu’à la fin du 20ième siècle, s’est peu intéressée à ce champ. L’objectif de ce cours-séminaire est de montrer que la prise en compte du genre (ou son absence de prise en compte) interpelle des pans entiers de la sociologie, qu’il s’agisse de l’analyse de la mobilité sociale, de la famille ou du marché du travail. Loin de constituer un cours « sectoriel », ce cours est donc bien un cours de sociologie générale, qui intègre de manière systématique le genre pour revisiter quelque unes des grandes questions de la sociologie, et en premier lieu celle de la reproduction des sociétés grâce à ces institutions clés que sont l’école, la famille et le monde du travail. Dès lors que cette reproduction s’inscrit profondément dans les psychismes –à tel point que l’identité de genre est souvent vécue/perçue comme une essence-, les processus de nature psycho-sociale qui lient les rapports sociaux de sexe et ces identités sexuées seront également étudiés.

La validation se fera sur la base de 3 notes

  • Une note de participation au cours : les étudiants seront fréquemment invités à s’exprimer sur des questions posées d’une séance sur l’autre, mobilisant à la fois leur connaissance de la recherche sociologique et leur réflexion personnelle.
  • La participation à un débat contradictoire (organisé suivant des modalités qui seront précisées), sur des thèmes tels que :
  1. le sexisme chez quelques grands sociologues,
  2. assiste-t-on à un retour du sexisme ?,
  3. différences ou inégalités dans les orientations professionnelles ?
  4. les politiques d’ « aide » à la famille,
  5. la parité en politique,
  6. les politiques discriminatoires sur le marché du travail…
  • Une fiche de lecture sur un article ou un thème choisi dans une liste limitative.

 

tl_files/presage/images/icons/pdf.jpeg retrouver le plan prévisionnel des 12 séances

Conférence de méthode :
Oui
Non
 
Maître de conférence :
 
Lectures principales demandées :

Bereni Laure, CHAUVIN Sébastien, JAUNAIT Alexandre, REVILLARD Anne, 2008, Introduction aux Gender Studies. Manuel des études sur le genre, Bruxelles : de Boeck.
DURU-BELLAT Marie, 2004, L’école des filles : quelle formation, pour quels rôles sociaux ? 2e éd. Paris : L’Harmattan
GUIONNET Christine, NEVEU Erik, 2004, Féminins/Masculins. Sociologie du genre. Paris : Colin U.
Maruani Margaret (dir.), 2005, Femmes, genre et société. L’état des savoirs, Paris, La Découverte.
RAULT Françoise, 2003, L’identité masculine. Permanences et mutations, Problèmes économiques et sociaux, n° 894, Paris : la Documentation française.
Wharton Amy S., 2005, The sociology of gender, Oxford: Blackwell.

 

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ASSISES DE L'IEC 2017 "Contre le sexisme: corps en action" 23-06-2017

Université Paris Diderot, amphithéâtre Buffon, 15 rue Hélène Brion (Paris 13e), 9h-18h

Les 9es Assises de l’IEC visent à montrer que les actions et les stratégies de résistance au sexisme sont multiformes.

Qu’il soit brutal ou insidieux, le sexisme prend aujourd’hui une importance nouvelle dans des stratégies politiques conservatrices qui manient sans complexe la misogynie, l’homophobie, les attaques contre les acquis féministes et les analyses en termes de genre. Alors que nos sociétés se réfèrent à des valeurs d’égalité, le sexisme est encore et toujours producteur d’inégalités et de discriminations. Parent du racisme, qu’il redouble parfois, il s’appuie, comme ce dernier, sur une représentation caricaturale et essentialiste des corps, qui semblent n’exister que pour incarner une masculinité hégémonique et une féminité soumise, disponible, séductrice. Mais il n’y a pas de fatalité au sexisme, les réponses sont nombreuses et actives