Penser l'adoption

Penser l'adoption

Résumé :

L'adoption établit une filiation sans lien biologique entre parents et enfants. Elle constitue ainsi une résistance potentielle au phénomène de biologisation qui caractérise le droit de la famille depuis 1972 en France. Pourtant, l'adoption rend également hommage à la filiation biologique en cherchant à faire "comme si" les parents adoptifs étaient aussi les géniteurs (réécriture de l'état civil de l'enfant, durée de l'agrément de 9 mois, etc.). Avec l'adoption, c'est donc la dimension fictive de toute filiation qui se trouve posée. La croyance en la vérité du droit a toujours nécessité une certaine vraisemblance des pratiques sociales. Dans un contexte de réification du patrimoine bioéthique et, partant, de l'identité nationale, cette vraisemblance cède désormais le pas à une forme de ressemblance voire de similitude. La transmission est ainsi réduite à une forme d'assimilation. Comment penser les rôles parentaux dans un tel contexte et ses nombreuses invraisemblances du point de vue du genre? Cette conférence analysera les débats sur l'homoparenté, l'adoption internationale, la monoparenté et la pluriparenté.

 

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