Les échelles d'équivalence à l'épreuve des nouvelles configurati

Les échelles d'équivalence à l'épreuve des nouvelles configurati

Henri Martin, Hélène Périvier
WORKING PAPER,
Résumé :

L’Etat social opère des redistributions entre les ménages notamment afin de soutenir les familles avec enfants à charge, de lutter contre la pauvreté, de contenir les inégalités. La mesure de ces phénomènes et le calibrage des politiques publiques redistributives reposent sur l’évaluation du niveau de vie des ménages. Un ménage peut être défini comme un groupe de personnes qui mettent en commun, au moins partiellement, leurs ressources et partagent des dépenses communes. Les économies d’échelle issues de cette mutualisation des dépenses impliquent qu’un doublement de la taille du ménage n’implique pas un doublement du revenu pour conserver le même niveau de vie. Pour comparer le niveau de vie de ménages de tailles différentes, des échelles d’équivalence sont estimées à partir d’enquêtes et selon plusieurs méthodes. Elles permettent de se rapporter à un niveau de vie en « équivalent adulte ». Dans cette perspective, le niveau de vie d’un ménage dépend de son revenu global, mais aussi de sa taille (nombre et âge de ses membres). Les échelles d’équivalence font l’objet de deux catégories de critiques. La première concerne les fondements sur lesquels elles reposent et les hypothèses né- cessaires à leur construction. La seconde met en avant le fait qu’elles ne prennent pas en compte, ou imparfaitement, les nouvelles configurations familiales liées notamment aux séparations et recompositions des familles.

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